Danny Weber
14:01 10-01-2026
© Boston’s Rare and Remarkable Auctions
Découvrez la vente « Steve Jobs & the Computer Revolution »: prototype Apple-1 n°0, premier chèque d’Apple et 191 lots iconiques. Enchères jusqu’au 30 janvier.
Une vente aux enchères célébrant le 50e anniversaire d’Apple a ouvert aux États-Unis, et ses lots sont déjà qualifiés d’historiques. RR Auctions a lancé une session intitulée « Steve Jobs & the Computer Revolution », avec 191 pièces liées aux premières années d’Apple et à Steve Jobs. Les enchères se poursuivent jusqu’au 30 janvier, mais les lots phares attirent déjà des collectionneurs du monde entier.
Au cœur du catalogue, la pièce vedette est la carte prototype Apple-1 n°0, le plus ancien prototype connu de l’Apple-1. Les organisateurs estiment qu’elle pourrait dépasser les 500 000 dollars. D’après la maison de ventes, Steve Jobs et Steve Wozniak s’en sont servis pour valider la conception de l’Apple-1 avant la production, et elle a servi de base aux premiers ordinateurs livrés au Byte Shop.
Ce prototype se distingue nettement des Apple-1 commercialisés: connecteurs plus onéreux, approche différente du refroidissement et modifications dédiées au diagnostic de la mémoire. L’adjudicataire repartira également avec des accessoires d’époque: un clavier, une alimentation, un téléviseur Sony, ainsi que des reproductions de la documentation de l’Apple-1 signées par Steve Wozniak.
Tout aussi emblématique, le tout premier chèque de l’entreprise Apple, lui aussi estimé à plus de 500 000 dollars. Il s’agit d’un chèque Wells Fargo de 500 dollars, signé par Jobs et Wozniak et tiré sur le tout premier compte bancaire d’Apple. Les fonds ont été consacrés au développement du circuit imprimé de l’Apple-1, et la société a été officiellement enregistrée seulement seize jours plus tard, le 1er avril 1976.
Au-delà des chiffres, la vente capture le moment où Apple passe de l’intuition à l’entreprise en marche, en réunissant des témoins des débuts de l’une des sociétés technologiques les plus influentes de l’histoire. L’attrait pour ces pièces laisse penser que les premiers symboles de la révolution informatique sont désormais considérés avec une forme de respect autrefois réservée aux beaux-arts.