Danny Weber
06:54 14-01-2026
© YouTube / TrashBench
TrashBench démarre un PC dans un congélateur, maîtrise l’humidité avec gel de silice, lance des tests et overclocke le GPU. Gains limités, zéro condensation.
Le bidouilleur australien et YouTubeur TrashBench a réussi à réaliser ce qui a fait trébucher même de grosses chaînes tech: il a démarré un PC de bureau dans un congélateur domestique à –28 °C, lancé des benchmarks, overclocké la carte graphique, puis extrait le matériel encore glacé et parfaitement sec, sans la moindre trace de condensation. Le montage paraissait chaotique, mais chaque détail avait été anticipé — un rappel parlant des raisons pour lesquelles la plupart des précédentes tentatives de « PC au congélateur » finissaient mal. Un résultat qui tranche avec bien des ratés vus ailleurs.
L’astuce ne tenait ni au froid extrême ni à des revêtements exotiques, mais à la taille du congélateur et à une maîtrise serrée de l’humidité. TrashBench a utilisé un grand coffre, vidé de ses étagères, et a suspendu les composants à des sangles pour les laisser pendre en plein air. Les câbles ont été acheminés vers l’extérieur et soigneusement scellés, tandis que des chaussettes remplies de gel de silice faisaient office de déshumidificateur improvisé. Cette approche sans éclat a limité les variations de température et évité de franchir le point de rosée — le moment où la condensation se forme d’ordinaire.
Pour l’essai, il a délibérément choisi du matériel plus ancien — un Intel Core i7‑9700KF, une GeForce GTX 1070 et d’autres composants de générations passées. De quoi contenir la chaleur dégagée et réduire les risques en cas de pépin. Les passages sous 3DMark et dans des jeux populaires ont montré que parquer un PC dans un congélateur n’offre qu’un gain négligeable, quasiment dans la marge d’erreur. Les bénéfices réels ne sont apparus qu’après un overclocking manuel du GPU, autour de 7 à 8 % selon les scénarios.
À la fin, TrashBench a sorti le matériel encore froid, mais totalement sec. Il a attribué ce résultat à l’inertie thermique d’un grand volume d’air. Contrairement aux petits congélateurs qui se réchauffent rapidement sous la charge et favorisent la condensation, un grand coffre joue le rôle de réservoir froid, absorbant la chaleur progressivement. Dans un environnement aussi stable, le gel de silice a le temps de faire baisser efficacement l’humidité. La leçon tient moins d’une prouesse que d’un exercice de patience et d’échelle: congeler un PC n’est pas un tour de magie pour accélérer, mais un arrangement temporaire et soigneux avec la physique, où la taille et la constance font l’essentiel du travail.