Elon Musk mise sur Intel 14A pour les puces IA de TeraFab

Danny Weber

04:58 24-04-2026

© D. Novikov

Elon Musk annonce que TeraFab utilisera le procédé 14A d'Intel pour produire des puces IA, avec un partenariat plausible. Tesla pilote, SpaceX assure la production de masse.

Elon Musk a annoncé que son projet TeraFab prévoit d'utiliser la technologie de fabrication 14A d'Intel pour produire des puces IA. Selon lui, d'ici la mise en service des propres installations de TeraFab à la fin de la décennie, ce procédé sera suffisamment mature pour un usage industriel.

Musk a indiqué que TeraFab considère le 14A comme la solution optimale et compte sur une collaboration avec Intel, bien que les détails d'un éventuel accord de licence ne soient pas encore divulgués. Il a également souligné son respect pour la direction d'Intel et sa nouvelle équipe, laissant entrevoir un possible partenariat.

Lors d'une conférence téléphonique avec des analystes et investisseurs, le PDG de Tesla a déclaré que TeraFab prévoit d'utiliser le procédé Intel 14A, le plus avancé mais pas encore totalement au point. Au moment où TeraFab atteindra son prochain palier, le procédé 14A devrait être suffisamment développé et prêt à l'emploi. Le 14A semble être le bon choix, et TeraFab entretient d'excellentes relations avec Intel, respectant son PDG, son directeur technique et sa nouvelle équipe.

Les rôles au sein du futur écosystème sont déjà définis : Tesla se chargera de la création et de l'exploitation de la ligne de production pilote, tandis que SpaceX sera responsable de la production de masse à grande échelle. À court terme, Tesla prévoit de construire une usine de recherche au Texas pour un coût d'environ 3 milliards de dollars. Cette installation pourra traiter plusieurs milliers de tranches de silicium par mois et servira à tester de nouvelles idées et technologies dans des conditions simulant la production réelle.

La transition complète vers la production de masse nécessitera probablement la construction d'une grande installation distincte, qui devrait être supervisée par SpaceX. Cependant, la coordination entre les entreprises pourrait s'avérer complexe en raison de la nécessité d'aligner les décisions et de vérifier les conflits d'intérêts, ce qui risque de ralentir l'avancement du projet.

Licencier une technologie existante est perçu comme un moyen d'accélérer le déploiement de la production, car développer un procédé propriétaire peut prendre jusqu'à dix ans. De telles pratiques ne sont pas nouvelles dans l'industrie : par exemple, GlobalFoundries a déjà licencié la technologie de Samsung, et Rapidus a licencié les développements d'IBM.

Une question clé demeure toutefois : dans quelle mesure est-il possible d'adapter un procédé de pointe comme le 1,4nm pour des fonderies tierces, étant donné sa complexité bien supérieure à celle des solutions sur nœuds plus anciens.