TSMC continue de consolider sa position de leader sur le marché des semi-conducteurs, et les processeurs mobiles pourraient bientôt franchir pour la première fois la barre des 5 GHz. Grâce aux procédés avancés du fabricant taïwanais, des entreprises comme Qualcomm, MediaTek et Apple préparent une nouvelle génération de puces aux fréquences record, marquant une étape importante dans le développement des performances mobiles.
Le Snapdragon 8 Elite Gen 5 haut de gamme peut déjà atteindre 4,61 GHz en boost, tandis que le prochain Snapdragon 8 Elite Gen 6 Pro devrait, selon les rumeurs, atteindre 5,0 GHz. Un saut similaire est attendu de la part de MediaTek : le prochain Dimensity 9600 Pro devrait approcher le même niveau, alors que le précédent Dimensity 9500 était limité à 4,21 GHz. Cette augmentation de fréquence accélère directement les tâches monocœurs et multicœurs.
TSMC joue un rôle clé dans ces progrès, ses nœuds technologiques permettant de combiner haute performance et efficacité énergétique. Les fabricants de puces exploitent activement ces capacités, se rapprochant progressivement d'un niveau qui était encore récemment considéré comme inatteignable pour les smartphones.
Dans ce contexte, la position de Huawei apparaît nettement plus faible. En raison des sanctions, l'entreprise a perdu l'accès aux capacités de fabrication de TSMC et est contrainte d'utiliser les usines de SMIC, qui sont technologiquement en retard de plusieurs générations et limitées aux procédés 5 nm sans équipement EUV moderne.
En conséquence, même le dernier processeur Kirin 9030 Pro ne dépasse pas les 3 GHz, soulignant l'écart avec les leaders du secteur. Tant que cette situation persiste, Huawei aura du mal à rivaliser avec Qualcomm, MediaTek et Apple, car la technologie de fabrication reste le facteur décisif.