Snapdragon 8 Gen 5: performances, IA et connectivité
Snapdragon 8 Gen 5: NPU +46 %, CPU Oryon, Adreno plus stable, photo computationnelle et Wi‑Fi 7. Une IA sur l’appareil pour un Android plus fluide et personnel.
Snapdragon 8 Gen 5: NPU +46 %, CPU Oryon, Adreno plus stable, photo computationnelle et Wi‑Fi 7. Une IA sur l’appareil pour un Android plus fluide et personnel.
© A. Krivonosov
Le Snapdragon 8 Gen 5 est officiel et signe un virage net pour le mobile. Qualcomm n’abandonne pas la puissance, mais déplace l’attention vers des téléphones plus naturels et plus malins. La puce esquisse ce que pourraient être les appareils Android en 2026 grâce à un vrai pari sur le calcul sur l’appareil. Un Sensing Hub remanié peut déduire votre intention rien qu’à la manière dont vous saisissez le téléphone, permettant aux assistants de se réveiller sans mot-clé. Cela paraît anodin, mais ce sont ces attentions invisibles qui donnent l’impression d’un appareil à l’écoute et vous évitent des gestes superflus.
Un gain d’environ 46 % sur la NPU laisse aux fabricants de la latitude pour façonner leur propre vision de l’IA. L’écosystème Android devient une constellation d’assistants, et une base de calcul solide permet à chacun de briller. En vedette, le processeur Oryon, transposé des ordinateurs portables vers les smartphones. Qualcomm annonce jusqu’à 36 % de mieux face au Snapdragon 8 Gen 3, avec des fréquences atteignant 3,8 GHz. Les performances web grimperaient même de 76 %, et on le sent dès qu’on repasse sur un appareil plus lent. Au-delà des scores, c’est la vitesse du quotidien qui compte. Avec plus de marge, les téléphones restent fluides plus longtemps—et c’est bien cela que l’on ressent.
La nouvelle Adreno ne cherche pas à tout bouleverser. Qualcomm opte pour une architecture partitionnée qui adapte les fréquences avec plus d’efficacité. Un gain de 11 % peut sembler modeste, mais des taux d’images stables valent souvent mieux que des pics flatteurs sur le papier. À mesure que le ray tracing cesse d’être exotique, le Snapdragon 8 Gen 5 mise sur la constance, un choix qui paraît judicieux. Les jeux mobiles profitent d’abord de la stabilité, pas des commutateurs clinquants que la plupart n’activent jamais.
Le triple ISP 20 bits revient avec des outils renforcés pour la photo computationnelle. On passe de la course à la définition à la flexibilité. La prise en charge de photos jusqu’à 320 Mpx, de la 4K à 120 i/s et de l’IA en temps réel donne aux marques l’espace pour affirmer leur traitement maison. Les signatures se distinguent davantage: les tons plus doux de vivo, le contraste plus percutant de Google, l’élan cinématographique de Xiaomi. Le Snapdragon 8 Gen 5 élargit simplement la toile pour ces approches.
Le support du Wi‑Fi 7 via FastConnect 7900, du Bluetooth 6.0, de l’UWB et du modem 5G X80 prépare la plateforme aux réseaux de demain. Les débits de pointe restent théoriques, mais la stabilité de la connexion pèse plus lourd—surtout dans les environnements saturés. Le premier appareil équipé de la nouvelle puce sera le OnePlus Ace 6T en Chine, lancé dans le monde sous le nom OnePlus 15R. Fidèle à ses habitudes, OnePlus adopte vite les nouveautés de Qualcomm et peut montrer concrètement comment fonctionne l’IA de reconnaissance d’intention.
Le Snapdragon 8 Gen 5 marque une ère où l’attention portée à l’utilisateur compte autant que la vitesse brute. Les changements se vivent dans les petits moments: le téléphone répond au geste, l’appareil photo s’adapte seul, le réseau tient là où ça saccadait. Si Qualcomm tient ses promesses, l’usage quotidien devient un peu plus fluide, plus futé et plus personnel. Les smartphones gagnent en rapidité et en prévenance—et le Snapdragon 8 Gen 5 donne le ton de ce que sera Android dans l’année à venir.