Samsung face aux doutes sur le rendement de ses puces 2 nm GAA

Samsung fait face à un regain de scepticisme concernant son procédé de fabrication de puces 2 nanomètres GAA. Selon l’agence d’investissement KeyBank, le rendement des puces viables serait inférieur à 40 %, un chiffre qui contraste nettement avec des rapports industriels plus optimistes. Les analystes estiment que ce niveau de performance pourrait freiner les efforts du constructeur coréen pour attirer des clients clés et atteindre sa rentabilité cible d’ici 2027.

Cette situation crée une image contradictoire. Des informations antérieures indiquaient que Samsung avait réussi à porter le rendement de sa technologie 2 nm GAA à environ 50 %, notamment après la génération 3 nm problématique où des difficultés de production avaient poussé de nombreux clients vers TSMC. De plus, l’Exynos 2600, première puce 2 nm de Samsung, repose sur ce même procédé et est déjà envisagé pour des appareils futurs, dont le smartphone pliable Galaxy Z Flip 8.

Un optimisme supplémentaire provient de l’usine Samsung à Taylor, au Texas. Initialement prévue pour la production en 4 nm, l’installation est en cours de reconversion active pour les wafers 2 nm. Des essais avec l’équipement EUV d’ASML doivent débuter en mars, ce qui pourrait positionner Samsung comme une alternative sérieuse à TSMC, dont la capacité est tellement saturée que des clients seraient prêts à payer le double pour accéder à la production.

En pratique, les doutes de KeyBank semblent encore plus surprenants dans un contexte de rapports sur des contrats de plusieurs milliards de dollars signés par Samsung, incluant une collaboration avec Tesla. Il paraît improbable que de tels accords puissent être conclus avec un rendement de puces aussi faible. Le marché manque peut-être simplement de données actuelles sur les progrès réels de Samsung, ou les évaluations des investisseurs pourraient être excessivement prudentes.